Tour de ville

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Place du Champ-de-Mars, 87400 Saint-Léonard-de-Noblat

Description

Au cœur du Pays d'art et d'histoire du Pays Monts et Barrages en Limousin, entre Limoges et le Lac de Vassivière, découvrez Saint-Léonard-de-Noblat. En vous promenant dans ses rues et ses passages secrets, vous serez charmé par l’atmosphère médiévale de la cité des miaulétous (du nom des habitants de la ville). Site Patrimonial Remarquable, labellisée Ville et Métiers d'Art et Plus Beaux Détours de France, la ville est un véritable joyau patrimonial. Son cœur historique dévoile fièrement sa Collégiale romane. Inscrite au Patrimoine Mondial de l’UNESCO au titre des Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France, elle constitue un point d’orgue incontournable de votre promenade. Profitez de cette balade pour déguster le massepain de Saint-Léonard, spécialité de la ville appréciée des Pèlerins en route vers Saint-Jacques-de-Compostelle.

Points d'intérêt

Points d'intérêt

1Façades médiévales - 12 place de la République

Dans l’ancien bourg autrefois fermé par les remparts restent 5 maisons médiévales en partie conservées, témoignant de la 1ère période de développement de la ville (12è-13è siècles), lorsque le pèlerinage sur les reliques de saint Léonard attirait des milliers de personnes. La plupart de ces maisons furent construites au 13è s. Elles se reconnaissent aux grandes arcades brisées en RDC (ouvrant auparavant sur les échoppes*), aux baies géminées (fenêtres doubles reliées par colonnette) et aux frises et modillons** sculptés.
La façade la plus complète est devant vous (actuelle pâtisserie Martin) ; il ne manque que les baies géminées du 1er étage.
D’autres façades sont visibles aux adresses suivantes :
3 r. JJaurès, 1 pl. de la République, 5 pl. Gay-Lussac, Maison dite des Consuls – 1 place Gay-Lussac.

* boutiques / commerces
** pierre sculptée, support à une corniche (bandeau de pierre)

2Les maisons « à la tour ronde » et « à la tour carrée »

Deux maisons du 17ème siècle se distinguent par leur architecture ostentatoire, chacune présentant une tour en encorbellement (suspendue dans le vide). Ces tours ont pour unique fonction l’apparat : elles ne renferment pas d’escalier et sont trop étroites pour servir de pièce à vivre. Elles avaient pour objet de refléter la richesse de leur propriétaire et témoignent de la prospérité retrouvée des17ème et 18ème siècles, liée aux activités artisanales autour de l’eau (papeterie, tannerie).

3La collégiale Saint-Léonard

Cette grande église n’était pas une église ouverte aux paroissiens (contrairement à aujourd’hui). On l’appelait « collégiale » car elle était gérée par un groupe de religieux appelé « collège » de chanoines. Il existait autour de cette église d’autres églises, paroissiales, c’est-à-dire destinées à accueillir les fidèles pour les cérémonies habituelles (toutes disparues à la Révolution, seule la collégiale, par ses dimensions supérieures, a été conservée).
La collégiale était donc réservée à l’usage exclusif des chanoines, et uniquement ouverte aux pèlerins qui venaient en nombre de toute l’Europe pour vénérer les reliques de saint Léonard, fondateur légendaire de la ville (†599) sur le tombeau duquel on éleva une première église rapidement trop petite et remplacée par la collégiale. Inscrite au Patrimoine mondial de l’Humanité par l’UNESCO (au titre des Chemins de Compostelle en France)

4L'architecture de la collégiale Saint-Léonard

Cette collégiale a été construite entre les 11è et 13è siècles (parties les plus anciennes : nef et transept. Le chœur a été reconstruit dans la 2è moitié du 12è s. pour adapter l’église au pèlerinage attirant des milliers de personnes et la hisser au rang des plus grandes églises de pèlerinage (même modèle que Sainte-Foy de Toulouse, Saint-Jacques-de-Compostelle…). La façade ouest (13è s.) en est le seul élément gothique de cette église, joyau de l’art roman Limousin. Au 17è siècle, le chœur a été consolidé à l’intérieur en enfermant une colonne sur deux dans un pilier carré, et à l’extérieur par l’ajout d’arcs boutants (éléments normalement issus de l’architecture gothique). L’église a été intensément restaurée au 19è s. Éléments les plus remarquables : son chœur et son clocher, les chapiteaux sculptés sous le porche du clocher et dans le choeur.

5La maison dite des Consuls

Construite au 13è siècle, cette maison particulière abritait les consuls, administrateurs de la ville (équivalent des maires actuels), élus à Saint-Léonard dès le 13è siècle. Ils étaient choisis parmi les principaux bourgeois de la ville (avocats, médecins ou marchands), âgés au minimum de 25 ans. Jusqu’au 18è siècle, seulement une trentaine de familles ont été consuls, de père en fils.
L’architecture médiévale de cette maison tient à la grande arcade brisée en RDC et aux séries de baies géminées (fenêtres doubles, reliées par une colonnette) ornant sa façade sud. Les mêmes motifs devaient exister sur sa face Est (départ d’arcade visible sur l’angle du mur).
Cette demeure fait partie des 5 maisons médiévales en partie conservées témoignant de la première période de développement de la ville, lorsque le pèlerinage sur les reliques de saint Léonard attirait des milliers de personnes.

6L'ancien couvent des Filles-de-Notre-Dame

Cet ancien couvent a été construit au 17è siècle par l’Ordre des Filles de Notre-Dame (ordre religieux fondé par Jeanne de Lestonac, nièce de Montaigne, à Bordeaux en 1607 ; l’ordre s’installe à Saint-Léonard en 1652). Les religieuses y accueillaient les jeunes filles, pauvres comme « demoiselles », afin de leur prodiguer une éducation. Après dissolution en 1792, les Filles de Notre-Dame se réinstalleront à Saint-Léonard en 1838 et feront construire un nouveau couvent en 1897-1898 : actuel collège Bernard Palissy, en forme de U comme le préconisait la fondatrice de l’ordre (contrairement à ce premier bâtiment en forme de L). Elles l’intègrent en octobre 1898, avant d’être expulsées par la loi de séparation de l’Église et de l’État (1905).
Ce bâtiment est devenu gendarmerie après le départ des religieuses. Il abrite aujourd’hui le Foyer rural et le Musée Gay-Lussac.

7L'ancien hôpital

Fondé en 1191, près de l’ancienne Porte Aumonière, il n’avait pas tout à fait la même fonction que l’on prête actuellement à un "hôpital". Soignant certes les malades, il accueillait aussi pèlerins, voyageurs, orphelins et miséreux. Vestiges encore visibles : deux très beaux portails limousins du 13e s., inscrits sur la liste des Monuments Historiques (1949). En 1896, devant sa vétusté, l’hôpital déménage. Le bâtiment devient en 1900 la fabrique de chaussures Granger-Pouret, qui fonctionnera pendant plusieurs décennies.

8La maison de l'Ermitage

Ce n’est pas cette maison (18è s.) qui est intéressante ici mais son emplacement. Selon la tradition, c’est ici que Léonard, saint fondateur de la ville, aurait implanté son habitation (ermitage = lieu d’habitation d’un ermite). Les sources historiques décrivent Léonard comme un ermite (religieux retiré dans un lieu désert), venu au 6è siècle pour évangéliser la région, (répandre la religion chrétienne catholique). Filleul du roi Clovis, il avait obtenu de son parrain le droit d’aller rendre visite aux prisonniers (il était confesseur) : la légende en a fait le libérateur des prisonniers, pouvoir apprécié au Moyen Âge, période de guerres fréquentes. Son culte s’est propagé dans l’Europe entière dès le 11è s., attirant dans la ville des milliers de pèlerins. La statue visible sur cette façade le figure portant un livre (cf. sa fonction de confesseur) et des entraves (prisonniers).

9Sur les traces des anciens remparts

Durant la 2ème moitié du 12è siècle, le bourg de Saint-Léonard est clos d’un rempart et d’un fossé sec, dont le tracé correspond aux actuels boulevards autour du centre-ville. Ces aménagements défensifs comprenaient un rempart crénelé, 5 portes principales et 4 secondaires, fermées tous les soirs pour empêcher l’accès à la ville. Devenus inutiles après le 17è s., les remparts furent détruits au 18è s.. Il n’en demeure que 3 vestiges : une pile de porte à l’extrémité de la rue Victor Hugo (donnant sur le boulevard Pressemane) ; des supports de mâchicoulis* au bout de la rue Jean Jaurès (visibles depuis le boulevard Pressemane) ; et la base d’une tour en bordure du boulevard Carnot.

* mâchicoulis : galerie située en haut d’un ouvrage de fortification, percée d’ouvertures à sa base dans un but défensif (observation de l'ennemi) et offensif (envoi sur l'attaquant de projectiles…).

10La bascule

Le poids public (ou bascule publique) servait autrefois à peser les animaux vendus lors des foires. Ces dernières prenaient place sur ce qui était alors le champ de foire (espace correspondant à l’actuel parking). Elles étaient réputées et attiraient de nombreux vendeurs et acheteurs, comme en témoignent certaines cartes postales anciennes.
Le plateau (côté avenue du Champ de Mars) était relié à un mécanisme de pesée qui subsiste à l’intérieur du petit bâtiment voisin (devenu l’Office de Tourisme) : il fonctionne toujours et est visible sous la fenêtre du rez-de-chaussée donnant sur la rue Pasteur.

Points d'intérêt

Étapes

Etape 1(Point de départ à l'Office de Tourisme) : Rendez-vous à l'Office de Tourisme - 1, place du Champ de Mars. Ancienne bascule (poids public).



Etape 2(De l'Office de Tourisme à la Maison Martin) : Traverser la RD941, tourner à gauche puis sur la droite pour emprunter la rue de la Révolution. Vous la descendrez en totalité en prenant soin de lever les yeux et d'admirer les maisons à pans de bois et les façades commerçantes, parfois anciennes. En fin de rue, une fois arrivez Place Noblat, tourner à gauche en direction de la place de la République et arrêtez-vous devant la Maison Martin, la plus ancienne de Saint-Léonard, abritant aujourd'hui la Boulangerie-Pâtisserie Martin.



Etape 3(De la Maison Martin à la Tour Carrée) : Poursuivre en direction de la place de la République. Sur 100 m rester sur la gauche de la place, jusqu'à la Tour Carrée.



Etape 4(De la Tour Carrée à la Collégiale) : Emprunter la rue de la Fraternité sur 45 m.
Tourner à droite sur la place Wilson, la traverser en longeant la Collégiale sur votre gauche, jusqu'à la Place Gay-Lussac (où vous pourrez admirer le buste du célèbre physicien chimiste natif de Saint-Léonard, ainsi que sa maison de naissance aujourd'hui Maison d'Hôtes).



Etape 5(De la Collégiale à l'ancien Couvent) : Depuis la place de la Collégiale (Place Gay Lussac - portail latéral sous le clocher porche), contourner la Collégiale par son portail principal. Le Tiers Lieu l'Escalier expose la minutieuse maquette de Saint-Léonard (à admirer lors des ouvertures du Tiers Lieu). Quelques bâtiments plus loin, face au portail principal , sur votre droite, vous admirerez la façade gothique de la Maison des Consuls. Emprunter face à vous la rue Roger Salengro sur 100 m jusqu'à l'imposant bâtiment du Foyer Rural.



Etape 6(De l'ancien Couvent à l'ancien Hôpital) : Poursuivre la rue Roger Salengro, puis tourner à droite sur la rue Jean Giraudoux. Après 40 m vous pouvez soit tourner à droite dans le jardin du Foyer rural et traverser celui-ci en empruntant le sentier piétonnier sur la gauche pour déboucher sur le boulevard Carnot, soit poursuivre tout droit par la rue pour arriver aussi Boulevard Carnot. Tourner à droite sur le boulevard Carnot et emprunter le passage piéton à 80m. Longer le boulevard en profitant de la vue sur viaduc jusqu'aux abords de la Mairie ( Liaison : vers le Circuit du FAUBOURG DU PONT DE NOBLAT sur la gauche chemin du Pavé.) Traverser à nouveau le boulevard et accéder à la rue Georges Périn, la remonter sur 25 mètres, vous longez alors l'ancien Hôpital.



Etape 7(De l'Ancien Hôpital à la Maison de l'Ermitage) : Remonter la rue Georges Périn sur 140m. Prendre à droite rue du Clocher, puis à gauche rue Saint-Léonard jusqu'à la maison de l'Ermitage (maison à volets rouge-violets et statuaire de saint Léonard).



Etape 8(De la Maison de l'Ermitage au Charreiron) : Continuer la rue Saint-Léonard. Au bout de celle-ci, traverser la rue Périn et emprunter le passage Aumonière sur 70 m.



Etape 9(Du Charreiron aux anciens remparts) : Tourner sur la droite rue Jean Jaurès en direction de la place de la République. Sur la place prendre à gauche et remonter la rue Victor Hugo sur 70 m.



Etape 10(Des anciens remparts à la bascule) : Prendre à droite la rue de L’Egalité. Arrivée sur la Place Noblat, reprendre à gauche la rue de la Liberté. Au bout de la rue de la Liberté tourner à droite avenue du Champ de Mars et traverser la RD941. Retour à l’Office de tourisme et à la bascule.
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